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HISTOIRE DES CORDONNIERS

 

Au Moyen-Age, trois métiers se partagent la fabrication et la vente des chaussures :

 

-le sueur(celui qui coud, qui fait une suture, nom employé jusqu’au XVème siècle) ou Cordouannier qui utilise le cordouan, cuir importé de Cordoue, ville espagnole dont le cuir était jadis réputé et dont les Maures avaient reçu des marocains le secret de la maroquinerie ; celui-ci  ne doit et ne peut faire des souliers de basane (peau de mouton soumise au tannage végétal)de plus d’un empan de pied ou de haut (environ 20 centimètres)

 

-le çavetonnier ou fabricant de petits souliers de basane

 

-le savetier qui raccommode les souliers usagés.

 

Pour être reçu maitre cordonnier, il faut avoir fait un apprentissage de 4 ans,  offrir des garanties d’honnêteté et aussi avoir exécuté un chef-d’œuvre qui évolue avec la mode.

 

Aux savetiers, on demande de remonter ou de reprendre de vieux souliers ou bottes.

 

Cordonniers et çavetonniers ont le même examen à passer mais dans leur matériel respectif et compte tenu de la similitude de leur travail,  les litiges et conflits sont fréquents. Ces « bijoutiers sur le genou » sont donc très remuants et n’ont pas toujours bonne réputation.

 

Ils occupent une place prépondérante au XIIIème siècle et cette corporation bénéficie de privilèges souvent jugés excessifs et même s’ils ont besoin les uns des autres, cordonniers et corroyeurs se livrent parfois une guerre impitoyable.

 

C’est la fabrication industrielle des chaussures au XXème siècle qui a entraîné la disparition du savetier au profit du cordonnier qui s’est alors spécialisé dans la réparation. 

 



01/04/2012
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